L’ouragan Melissa laisse les Caraïbes en ruines

L’ouragan Melissa laisse les Caraïbes en ruines

L’ouragan Melissa, le plus puissant à toucher terre depuis 90 ans, a fait des ravages à travers les Caraïbes, avec un bilan actuel d’au moins 90 morts

Formation et trajectoire de l’ouragan

Commençant le 13 octobre au large des îles du Cap-Vert, Melissa a traversé plus de 7 000 kilomètres, frappant Haïti et la République dominicaine en tant que tempête tropicale, avant de devenir un ouragan le 21 octobre. Il a atteint la catégorie 5, la plus élevée sur l’échelle de Saffir-Simpson, et a touché terre dans l’ouest de la Jamaïque le 28 octobre. Avec des vents d’environ 300 km/h, l’ouragan a été désastreux, amenant des pluies torrentielles et des vents destructeurs.

L’ouragan s’est rétrogradé à la catégorie 3 quand il a atteint l’est de Cuba le 29 octobre, et à la catégorie 1 le jour suivant lorsqu’il a atteint les Bahamas. Il s’est finalement dissipé et est devenu post-tropical le 31 octobre. 

Bilan des dégâts

En Jamaïque, Melissa est l’ouragan le plus intense que le pays a connu et a eu des conséquences catastrophiques. Les régions à l’ouest du pays comme Black River et Montego Bay ont été particulièrement dévastées. Des quartiers entiers sont en ruines, les rues sont couvertes de débris, et un porte-parole du pays a affirmé que 77 % du pays était en panne d’électricité après le passage de l’ouragan, affectant des centaines de milliers de personnes. Les communications sont coupées dans cinq paroisses, et des bâtiments municipaux, des hôpitaux et des routes sont tous ravagés. Brian Bogart, le directeur du Programme alimentaire mondial des Caraïbes, décrit la situation comme étant « apocalyptique », comme si « une bombe avait explosé et laissé la communauté en choc »

Le système de santé du pays a également été sévèrement impacté. Cinq hôpitaux majeurs ont dû suspendre leurs services après avoir subi de graves dégâts. Ceux qui peuvent encore opérer accueillent un afflux de victimes de l’ouragan, ainsi que de patients blessés accidentellement durant des efforts de reconstruction. De plus, le ministre de la santé, Christopher Tufton, a exprimé de l’inquiétude concernant la contamination de la nourriture et de l’eau à cause du manque d’électricité et de réfrigération.

Le gouvernement jamaïcain a communiqué un bilan de 45 morts, un nombre qui pourrait continuer d’augmenter. Quant à Haïti, des inondations ont causé la mort d’au moins 43 personnes au dernier bilan. Notamment, le débordement de la rivière La Digue, dans la localité côtière de Petit-Goâve, a emporté plusieurs personnes. En République dominicaine, deux morts ont été rapportées. À Cuba, où 735 000 personnes avaient été évacuées en prévention de l’ouragan, aucune mort n’a été déclarée pour l’instant. 

Besoin urgent d’aide humanitaire

En réponse aux ravages causés par l’ouragan, le Secrétaire général des Nations Unies fait appel à « une mobilisation de ressources massives pour faire face aux pertes ».  Le Fonds central pour les interventions d’urgence de l’ONU a versé 3,4 millions d’euros dans le renforcement d’opérations humanitaires. De plus, plusieurs pays ont répondu à la demande et l’aide internationale afflue actuellement dans les pays affectés. 

Le Royaume-Uni a annoncé qu’il enverrait une somme de 2,5 millions de livres en aide financière. Aux États-Unis, 24 millions de dollars ont été approuvés par le département d’État américain pour de l’aide humanitaire pour les pays touchés. Le gouvernement canadien versera pour sa part 7 millions de dollars canadiens aux États affectés. 

Depuis le 30 octobre, des avions chargés d’aide humanitaire et des hélicoptères américains atterrissent en Jamaïque pour participer à des efforts de rétablissement. La Croix-Rouge canadienne a également expédié près de 18 000 articles de secours au pays, comprenant des trousses d’abri, des couvertures, des lampes solaires, des moustiquaires et des produits d’hygiène menstruelle. 

Les Caraïbes se remettent lentement du désastre causé par le passage de Melissa. Le courant a été rétabli à 64 % en Jamaïque, les victimes blessées sont traitées dans des hôpitaux temporaires, et des abris ont été érigés pour abriter les familles qui ont perdu leur maison. La poursuite de l’aide humanitaire dans la région sera essentielle pour assurer un retour à la normale.

Édité par Marie-Amy Diallo.

This is an article written by a Staff Writer. Catalyst is a student-led platform that fosters engagement with global issues from a learning perspective. The opinions expressed above do not necessarily reflect the views of the publication.

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