First Year Voices, World AIDS Day : Maintenir et accélérer les progrès du VIH : une mission collective
Photo credits: "Wearing a red ribbon for World AIDS Day by World Bank, published on December 2, 2011, licensed under Creative Commons License. No changes were made.

First Year Voices, World AIDS Day : Maintenir et accélérer les progrès du VIH : une mission collective

« Ma séropositivité n’est pas un sujet tabou. Je ne la cache pas », Antonia. « Je subis parfois des rejets, mais je vis aussi de belles histoires », Gisèle. « On m’a dit que j’avais le VIH. Beaucoup de gens n’arrivent pas à accepter, et ça fait vraiment un sujet tabou », Philippine. Ces témoignages démontrent l’impact du VIH, le virus de l’immunodéficience humaine, sur la vie des personnes infectées par ce virus. Les personnes atteintes du VIH sont souvent victimes de discrimination, et la discussion de cette maladie est de plus en plus taboue. Pourquoi n’est-elle pas considérée comme les autres maladies chroniques? Ce virus, qui s’attaque au système immunitaire de l’organisme humain, constitue un problème de santé publique majeur partout dans le monde. En effet, 44,1 millions d’individus ont succombé à ce virus jusqu’à aujourd’hui. En 2024, sur 40,8 millions de personnes atteintes du VIH, 65 % d’entre elles vivent en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Est-il alors possible d’arrêter la propagation de cette maladie transmissible par les liquides biologiques d’un individu infecté? Toutes les personnes atteintes de ce virus sont automatiquement plus à risque de contracter des maladies, des infections et des cancers.  D’autre part, en l’absence de traitement, le VIH peut favoriser le développement du SIDA.

Plusieurs progrès ont été réalisés pour lutter contre le VIH. En effet, lors de la 79e Assemblée générale des Nations Unies, le 5 juin dernier, le Secrétaire général, António Guterres, a présenté son rapport sur le VIH. Le but de ce rapport était d’énoncer les progrès réalisés et de suggérer de nouvelles solutions pour éliminer le SIDA, considéré comme une menace pour la santé publique. Plusieurs progrès sont visibles depuis quelques années, tels que l’utilisation d’un traitement antirétroviral vital, qui a contribué à ramener le taux de décès lié au SIDA au plus bas niveau depuis 2004. Ce traitement n’a pas complètement éradiqué le virus, mais maintient la charge virale, à savoir « le nombre de copies d’un virus dans un volume de fluide corporel donné », à un niveau stable pour prévenir la transmission et réduire le taux de mortalité lié à cette infection. Un autre objectif des Nations Unies est de mettre fin à l’épidémie du VIH d’ici 2030. Ce but peut être atteint avec la formule 95-95-95 : 95% des personnes vivant avec le VIH devraient connaître leur statut, 95% de ces personnes devraient être traitées et 95% de ces personnes devraient réussir à supprimer leur charge virale, selon l’ONUSIDA en 2021. En 2022, trois pays ont atteint cet objectif : le Botswana, la Suisse et l’Eswatini. Malgré l’existence de ces traitements et formules, l’un des meilleurs moyens de réduire le nombre de personnes infectées par le VIH est de démystifier les préjugés à son égard. Le fait de sensibiliser et d’informer les gens à cette maladie permet de briser le tabou qui l’entoure. Les conversations sur le sujet devraient être normalisées, ce qui rendrait plus facile d’en discuter et de trouver de nouvelles solutions pour réduire la propagation de la maladie.

Bien qu’il n’existe pas de traitement pour éradiquer complètement le virus, le traitement mis au point, énoncé plus haut, permet d’en empêcher la propagation. Le 1er décembre est la journée mondiale du SIDA. Cette journée a pour but de sensibiliser la population, de soutenir les personnes atteintes du VIH ainsi que de rappeler toutes les vies perdues à cause de cette maladie. Ensemble, nous pouvons combattre ce virus.

Écrit par : Juliette Vincent.

Édité par : Amélie Garneau.

Disclaimer: This is an article written by a Staff Writer. Catalyst is a student-led platform that fosters engagement with global issues from a learning perspective. The opinions expressed above do not necessarily reflect the views of the publication.

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